Épreuve anticipée de maths 2027 : la fin du QCM sur les automatismes
Beaucoup d’élèves de première ont commencé l’année en révisant avec des QCM. Les fiches, les applis, les annales de juin 2026 : tout leur proposait quatre réponses dont une seule juste. Or la note de service du 11 septembre 2026 a retiré le QCM de l’épreuve qu’ils passeront en fin d’année. Voici ce que ça change, et comment s’y préparer à la maison.
Ce que dit la note de service du 11 septembre 2026
La note de service du 11 septembre 2026, publiée au Bulletin officiel spécial n° 4 du 17 septembre 2026, redéfinit l’épreuve anticipée de mathématiques que passent tous les élèves de première des voies générale et technologique. Elle s’applique à compter de l’année scolaire 2026-2027, pour la session 2028 du baccalauréat. Autrement dit : aux élèves qui sont en première en ce moment.
Le cadre bouge à peine. C’est une épreuve écrite de deux heures, coefficient 2, notée sur 20, et la calculatrice n’y est pas autorisée. Elle compte deux parties : 6 points sur les automatismes, puis 14 points pour deux ou trois exercices indépendants.
Les automatismes, ce sont les calculs et les réflexes qu’on doit mobiliser sans hésiter : un pourcentage, une fraction, une lecture de graphique, une équation simple. C’est là que tout se joue. La note dit désormais que cette première partie « évalue la maîtrise des automatismes mathématiques à l’aide d’une liste de questions à réponses courtes ». Le mot QCM a disparu du texte.
Un mot sur la recherche « épreuve anticipée maths 2027 » : elle renvoie encore surtout à l’épreuve de juin 2026, avec son QCM. Ce billet parle de celle de cette année.
Du QCM aux réponses courtes : ce qui change sur la copie
L’épreuve de 2026 a eu lieu le 12 juin. Sa première partie était un QCM : aucune justification demandée, une seule réponse possible par question, et une réponse fausse ou absente n’enlevait aucun point. Les questions portaient notamment sur les fonctions, les fractions, les pourcentages et les équations, comme le résume VousNousIls dans son article du jour même.
Ce format laissait trois portes de sortie. On pouvait éliminer les propositions absurdes. On pouvait tester chaque proposition au lieu de calculer. Et on pouvait cocher au hasard sans rien risquer. Sans compter l’indice que donne la liste elle-même : quand on hésite entre 0,4 et 4, voir les deux écrits suffit souvent à trancher.
Avec une liste de questions à réponses courtes, ces portes se ferment. L’élève écrit lui-même le résultat, sans rien pour le guider. Avec un QCM, on pouvait s’en sortir en reconnaissant la bonne réponse ; il faudra maintenant la produire.
Je n’ai pas trouvé de précision sur la façon dont une réponse incomplète ou mal présentée sera notée. Je pars donc de l’hypothèse la plus prudente : un résultat juste, écrit lisiblement, sous la forme la plus simple. Une fraction simplifiée plutôt que 6/8, une unité quand il y en a une.
Les annales de 2026 restent utiles, à condition de cacher les propositions
Faut-il jeter les sujets de juin 2026 ? Non. Ce sont des sujets officiels, publiés sur education.gouv.fr, et leurs questions portent sur le même genre d’automatismes. Il suffit de changer la façon de s’en servir.
À la maison, je m’y prendrais comme ça. On imprime la première partie du sujet et on masque les propositions avec une bande de papier collée. L’élève écrit sa réponse dans la marge. Ensuite seulement, on retire la bande. Si sa réponse ne figure pas parmi les propositions, c’est déjà une information : il s’est trompé, et en QCM il l’aurait peut-être deviné.
Certaines questions ne marchent pas telles quelles, celles qui demandent de choisir entre plusieurs expressions par exemple. On les reformule : « écris une expression égale à… ». Ça prend deux minutes, et une question où l’on reconnaît devient une question où l’on produit.
C’est le même principe que pour les sujets de référence du brevet : un sujet officiel vaut surtout par la façon dont on le travaille. Dernier point, il existe trois sujets différents, et il faut prendre le bon. J’y reviens plus bas.
Une routine de dix minutes par semaine, sans calculatrice
Pour les automatismes, je crois plus à la fréquence qu’à la durée. Une séance d’une heure en mai ne remplace pas dix minutes par semaine depuis octobre. Voici la routine que je propose, le dimanche avant le dîner par exemple.
- Cinq questions, papier et crayon. Pas de calculatrice, pas de téléphone sur la table, puisque l’épreuve se passe sans.
- La réponse seule. Pas de rédaction : c’est le format de la première partie, autant s’y habituer.
- Correction tout de suite, avec le corrigé. Pas besoin d’être bon en maths pour ça, seulement de tenir le chrono et de lire le corrigé.
- Un mot par erreur. « Je ne savais pas », « erreur de calcul » ou « mal lu ». Les trois ne se travaillent pas de la même façon.
- Une reprise par mois. Les questions ratées reviennent quatre semaines plus tard.
Pour varier, j’invente aussi des questions du même genre. Combien font 15 % de 80 ? Écris 0,125 sous forme de fraction. Un prix passe de 50 à 60 euros : de quel pourcentage a-t-il augmenté ? Rien de plus compliqué. (Réponses : 12, 1/8 et 20 %.)
Le classement des erreurs est ce qui sert le plus. Au bout d’un mois, on voit si le problème vient des connaissances, du calcul ou de la lecture de l’énoncé. Et ça, aucun score global ne le montre.
À vérifier aussi : la langue et le bon sujet
La note prévoit aussi que la maîtrise de la langue compte pour deux points sur vingt. Ces points portent sur le respect des normes orthographiques et syntaxiques, sur la capacité à formuler un raisonnement et sur l’usage d’un vocabulaire juste et adapté. Le barème de ces deux points est détaillé dans ce billet. En maths, ça veut dire que les exercices de la seconde partie se rédigent en phrases, avec des « donc » et des « car » à leur place.
Ensuite, il n’y a pas un sujet mais trois, chacun correspondant à un programme de première :
- celui des élèves de la voie générale qui suivent la spécialité mathématiques ;
- celui des élèves de la voie générale qui ne la suivent pas ;
- celui de la voie technologique, toutes séries confondues.
Avant de télécharger des annales, vérifiez lequel concerne votre enfant. Un élève sans spécialité qui s’entraîne sur le sujet de spécialité se décourage pour rien. L’inverse ne le prépare pas à ce qu’il aura le jour de l’épreuve.
Questions fréquentes
La calculatrice est-elle autorisée à l’épreuve anticipée de maths ?
Non. Selon la note de service du 11 septembre 2026, l’épreuve se passe sans calculatrice. Elle dure deux heures et a un coefficient 2.
L’épreuve anticipée de maths est-elle encore un QCM en 2027 ?
Non. Pour les élèves de première en 2026-2027 (session 2028), la première partie, sur 6 points, devient une liste de questions à réponses courtes. Le QCM était le format de juin 2026.
Comment est notée l’épreuve anticipée de mathématiques ?
Sur 20 : 6 points d’automatismes, puis 14 points pour deux ou trois exercices indépendants. La maîtrise de la langue compte pour deux points sur vingt.
Les annales de l’épreuve anticipée 2026 servent-elles encore ?
Oui, pour le contenu des questions. Cachez les propositions de réponse et faites écrire le résultat : c’est le format de la nouvelle épreuve.
Sources
- Épreuve terminale anticipée de mathématiques de la classe de première des voies générale et technologique, note de service du 11 septembre 2026 (BO spécial n° 4 du 17 septembre 2026, NOR MENE2622640N) (2026-09-11)
- Baccalauréat général session 2026, mathématiques : épreuve anticipée pour les candidats avec enseignement de spécialité mathématiques (sujet) (2026-06-12)
- Bac général et technologique 2026 : sujets et corrigés de l’épreuve anticipée de maths (VousNousIls) (2026-06-12)